Inflation en France en septembre 2026 : niveau, causes et perspectives
En septembre 2026, l'inflation en France remonte à 3,0 % sur un an selon l'estimation provisoire de l'Insee, après 2,4 % en août, portée par l'énergie et l'alimentation. La BCE a relevé ses taux directeurs le 10 septembre pour ramener l'inflation vers 2 %. Les prévisions pour l'ensemble de 2026 restent plus modérées, autour de 2,1 % à 2,3 % selon les institutions.
Généré par IA · 30 septembre 2026 · version 1
Les faits clés · 7▸
Selon l'estimation provisoire de l'Insee publiée fin septembre 2026, les prix à la consommation augmenteraient de 3,0 % sur un an en septembre, après +2,4 % en août, et reculeraient de 0,3 % sur un mois.4
La hausse de septembre est tirée par l'accélération des prix de l'énergie, notamment des produits pétroliers et du gaz, et par celle des prix de l'alimentation, en particulier des produits frais, pour le troisième mois consécutif.4
Le gouvernement a revu sa prévision de croissance à la baisse, à 0,5 % pour 2026 contre 0,7 % auparavant, et le ministre de l'Économie Roland Lescure a reconnu que la cible d'un déficit de 5 % en 2026 n'était plus une option.14
Pour l'ensemble de 2026, l'Insee prévoit une inflation moyenne de 2,1 % pour l'IPC et la Banque de France de 2,3 % pour l'IPCH, des niveaux plus modérés que le chiffre de septembre.5,12
Pour 2027, la Banque de France anticipe une inflation de 1,9 %, contre 1,7 % dans ses projections de juin, et le gouvernement prévoit 1,8 %.12,13,14
La BCE a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base le 10 septembre 2026, portant le taux de la facilité de dépôt à 2,5 %, afin de ramener l'inflation vers l'objectif de 2 % à moyen terme.9,10
Les tensions salariales semblent modérées : l'Insee prévoit une inflation sous-jacente de 1,2 % en moyenne en 2026 et la Banque de France anticipe une progression du salaire moyen par tête de 2 %, inférieure à l'inflation prévue.5
Les faits clés
Selon l'estimation provisoire de l'Insee publiée fin septembre 2026, les prix à la consommation augmenteraient de 3,0 % sur un an en septembre, après +2,4 % en août, et reculeraient de 0,3 % sur un mois.4
La hausse de septembre est tirée par l'accélération des prix de l'énergie, notamment des produits pétroliers et du gaz, et par celle des prix de l'alimentation, en particulier des produits frais, pour le troisième mois consécutif.4
Le gouvernement a revu sa prévision de croissance à la baisse, à 0,5 % pour 2026 contre 0,7 % auparavant, et le ministre de l'Économie Roland Lescure a reconnu que la cible d'un déficit de 5 % en 2026 n'était plus une option.14
Pour l'ensemble de 2026, l'Insee prévoit une inflation moyenne de 2,1 % pour l'IPC et la Banque de France de 2,3 % pour l'IPCH, des niveaux plus modérés que le chiffre de septembre.5,12
Pour 2027, la Banque de France anticipe une inflation de 1,9 %, contre 1,7 % dans ses projections de juin, et le gouvernement prévoit 1,8 %.12,13,14
La BCE a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base le 10 septembre 2026, portant le taux de la facilité de dépôt à 2,5 %, afin de ramener l'inflation vers l'objectif de 2 % à moyen terme.9,10
Les tensions salariales semblent modérées : l'Insee prévoit une inflation sous-jacente de 1,2 % en moyenne en 2026 et la Banque de France anticipe une progression du salaire moyen par tête de 2 %, inférieure à l'inflation prévue.5
Contexte
Avant septembre 2026, la Banque centrale européenne (BCE) poursuivait un objectif de stabilisation de l'inflation à 2 % à moyen terme 1. En juin 2026, ses services projetaient pour la zone euro une inflation totale moyenne de 3,0 % en 2026, 2,3 % en 2027 et 2,0 % en 2028 1. L'inflation hors énergie et produits alimentaires devait atteindre 2,5 % en 2026 et 2027, puis 2,2 % en 2028 1.
Les données de mai 2026 montraient une accélération de l'inflation à 3,2 % sur un an, après 3,0 % en avril 1. Cette hausse s'expliquait notamment par un renchérissement de l'énergie de 10,9 % en avril, tandis que les prix alimentaires ralentissaient à 2,0 % 1. L'inflation sous-jacente remontait à 2,5 %, portée par les services à 3,5 % 1.
Face à ce rebond, la BCE a relevé ses taux directeurs de 25 points de base le 11 juin 2026, puis de nouveau le 10 septembre 2026 2,1. Ces décisions visaient à répondre à une inflation jugée supérieure à l'objectif, même si certains observateurs estimaient que la poussée était surtout liée à l'énergie 2. La BCE justifiait aussi cette posture par la persistance de tensions sur l'emploi et la hausse des salaires réels dans certains secteurs 3.
▸Pour comprendreQu'est-ce que l'inflation sous-jacente ?
L'inflation sous-jacente, ou inflation hors énergie et produits alimentaires, mesure la hausse des prix en excluant les composantes les plus volatiles 1. Elle est souvent utilisée pour repérer les tendances de fond des prix.
En mai 2026, cette mesure s'établissait à 2,5 % dans la zone euro, contre 3,2 % pour l'inflation totale 1. Les services contribuaient fortement à cette hausse sous-jacente, avec une inflation de 3,5 % 1.
Chiffres de septembre
Selon l'estimation provisoire de l'Insee, les prix à la consommation augmenteraient de 3,0 % sur un an en septembre 2026, après +2,4 % en août 4. Sur un mois, ils se replieraient de 0,3 %, après +0,7 % en août 4. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) progresserait de 3,4 % sur un an, après +2,6 % en août, et baisserait de 0,4 % sur un mois 4.
Plusieurs composantes tirent les prix à la hausse. Les prix de l'énergie accéléreraient de nouveau, portés par les produits pétroliers et le gaz 4. Les prix de l'alimentation accéléreraient également, notamment ceux des produits frais, pour le troisième mois consécutif 4. Les prix des produits manufacturés augmenteraient comme chaque année en septembre, tandis que la baisse de ceux des produits manufacturés s'atténuerait 4.
Ces chiffres sont provisoires. L'Insee a publié cette estimation fin septembre 2026 4. Les prévisions de l'Insee et de la Banque de France pour l'ensemble de l'année 2026 tablent sur une inflation plus modérée : +2,1 % en moyenne pour l'IPC selon l'Insee, et +2,3 % en moyenne pour l'IPCH selon les deux institutions 5.
▸Pour comprendreQu'est-ce que l'IPCH ?
L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) est utilisé pour comparer l'inflation entre les pays de l'Union européenne. Il est calculé pour tous les ménages en France 6.
La principale différence avec l'indice des prix à la consommation (IPC) concerne les dépenses de santé : l'IPCH suit les prix nets des remboursements de la sécurité sociale, alors que l'IPC suit les prix bruts 6.
Causes
En septembre 2026, l'évolution des prix en France s'explique en partie par la hausse des coûts de l'énergie. Selon une source, l'inflation énergétique a atteint +16,7% sur un an en août 2026 7. Une autre source indique un taux de 11,2% en juin 2026, en baisse par rapport aux 16,6% du mois précédent 8. Ces données suggèrent que les prix de l'énergie ont fortement contribué à l'inflation, même si leur rythme de progression a ralenti entre juin et août.
Les tensions salariales semblent modérées. L'Insee prévoit une inflation sous-jacente de 1,2% en moyenne en 2026, ce qui reflète de faibles tensions salariales 5. La Banque de France anticipe une progression du salaire moyen par tête de 2% en 2026, un rythme inférieur à l'inflation prévue 5. Ainsi, les salaires ne semblent pas être un moteur majeur de la hausse des prix.
La politique monétaire et les coûts de production influencent également les prix. La Banque de France a révisé à la baisse sa prévision d'inflation pour 2026, en raison d'un prix du pétrole plus bas que prévu et de hausses moins fortes dans l'alimentation transformée et les services 5. Par ailleurs, les prix des services ont augmenté de 1,8% sur un an en juin 2026, tandis que les prix alimentaires n'ont progressé que de 0,9% 8. Ces éléments montrent que les coûts de production et les prix des matières premières, notamment énergétiques, jouent un rôle clé dans l'évolution des prix.
▸Pour comprendreQu'est-ce que l'inflation sous-jacente ?
L'inflation sous-jacente est une mesure de l'évolution des prix qui exclut les composantes les plus volatiles, comme l'énergie et l'alimentation. Elle permet de dégager une tendance de fond. Selon l'Insee, l'inflation sous-jacente devrait rester modérée en 2026, à 1,2% en moyenne 5.
Une autre source indique un taux d'inflation 'core' de 1,0% en juin 2026, en baisse par rapport à 1,5% le mois précédent 8. Cet indicateur aide à distinguer les mouvements durables des variations temporaires.
Conséquences
La BCE a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base le 10 septembre 2026, portant le taux de la facilité de dépôt à 2,5 % 9,10. Cette décision vise à ramener l'inflation vers l'objectif de 2 % à moyen terme, alors que la BCE prévoit une inflation totale de 3,0 % en 2026 et de 2,5 % en 2027 9. La BCE poursuit aussi la réduction de son bilan, ce qui pèse sur les taux longs 10.
Du côté des ménages, l'inflation en France s'établit à 2,4 % sur un an en août 2026 selon l'Insee 6. L'Insee prévoit une inflation de 2,1 % pour l'ensemble de 2026 11. L'alimentation continue de peser sur les prix, tandis que l'énergie tempère sa hausse 11. Ces évolutions affectent le pouvoir d'achat et la consommation, mais les sources fournies ne détaillent pas ces effets.
Pour les entreprises, la BCE prévoit une croissance économique de 0,9 % en 2026, révisée en hausse par rapport à juin 9. La hausse des taux directeurs renchérit le coût du crédit, ce qui peut peser sur l'investissement et la consommation 9,10. Les sources ne fournissent pas d'estimation chiffrée de ces conséquences.
Les sources ne permettent pas de quantifier précisément les effets sur le pouvoir d'achat, la consommation et les entreprises. Elles indiquent seulement les orientations de la politique monétaire et les projections macroéconomiques 9,10,11.
▸Pour comprendreQu'est-ce que le taux de la facilité de dépôt ?
Le taux de la facilité de dépôt est le taux d'intérêt que les banques paient lorsqu'elles déposent des fonds auprès de la banque centrale. Il sert de taux directeur de référence en zone euro 10.
La BCE a relevé ce taux à 2,5 % le 10 septembre 2026, avec effet au 16 septembre 10. Cette hausse fait partie d'un mouvement de resserrement monétaire destiné à lutter contre l'inflation 9,10.
Perspectives
Pour la fin 2026 et 2027, les prévisions divergent selon les institutions. La Banque de France anticipe une inflation totale de 2,3 % en 2026, puis de 1,9 % en 2027 12. Dans ses projections de juin, elle tablait sur 1,7 % en 2027 13. Le gouvernement, de son côté, prévoit une inflation de 2,1 % en 2026 et de 1,8 % en 2027 14,7.
La Banque de France explique la révision à la baisse pour 2026 par un prix du pétrole inférieur aux hypothèses précédentes et par des surprises à la baisse sur l'alimentation transformée et les services 12. Pour 2027, elle a légèrement révisé à la hausse en raison de marges de raffinage plus élevées, de la hausse du prix du gaz et d'événements climatiques 12. Elle précise que l'inflation hors énergie et alimentation resterait stable à 1,6 % en 2026, puis augmenterait à 2,3 % en 2027 sous l'effet des effets indirects et de second tour de la hausse des prix de l'énergie 12.
Le gouvernement a également revu sa prévision de croissance à la baisse, à 0,5 % pour 2026 contre 0,7 % auparavant, et table sur 1 % en 2027 14. Le ministre de l'Économie Roland Lescure a reconnu que la cible d'un déficit de 5 % en 2026 « n'est plus une option » 14. Un article évoque un projet de budget avec des mesures d'austérité, notamment le gel des retraites et des prestations sociales, ainsi que la possibilité de faire travailler les Français une heure supplémentaire par semaine sans rémunération 15.
▸Pour comprendrePourquoi les prévisions d'inflation diffèrent-elles ?
Les prévisions d'inflation peuvent varier selon l'institution qui les produit, car elles reposent sur des hypothèses différentes. La Banque de France fonde ses projections sur des scénarios macroéconomiques, comme un niveau du prix du pétrole ou une détente géopolitique 12,13. Le gouvernement, lui, actualise son scénario en fonction de ses propres hypothèses et objectifs budgétaires 14.
Ainsi, pour 2027, la Banque de France anticipe 1,9 % 12, tandis que le gouvernement prévoit 1,8 % 14. Ces écarts reflètent des méthodes et des calendriers différents, et non une contradiction sur la réalité de l'inflation.