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Politique

Élections sénatoriales 2026 : renouvellement du Sénat et rapports de force

Les élections sénatoriales françaises se sont tenues le 27 septembre 2026, renouvelant la moitié des 348 sièges du Sénat, soit 178 sièges, au suffrage universel indirect. Le scrutin n'a pas bouleversé les rapports de force : la droite et le centre restent majoritaires. Le fait marquant est la possible constitution d'un groupe du Rassemblement national, une première pour l'extrême droite au Sénat.

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Généré par IA · 1 octobre 2026 · version 1

Les faits clés · 7▸
  • Franceinfo évoque 15 élus pour le RN, alors qu'en 2023 le parti n'avait obtenu que 3 sièges, sous le seuil de 10 membres requis pour créer un groupe.11,15

  • Dans les Bouches-du-Rhône, la liste d'union de la gauche est arrivée en tête et a conservé ses trois sénateurs, Renaud Muselier est entré au Sénat et le Rassemblement national a obtenu deux sièges.8

  • Le Rassemblement national et son alliée, l'Union des droites pour la République, ont obtenu au moins 14 élus, ce qui leur permettrait de former un groupe au Sénat pour la première fois.14

  • Le scrutin s'est tenu le 27 septembre 2026 et a renouvelé 178 des 348 sièges du Sénat, avec la participation d'environ 87 000 grands électeurs.6,7

  • Le Sénat reste dominé par la droite et le centre, les Républicains étant attendus entre 124 et 126 sièges contre 131 avant l'élection, et l'Union centriste entre 56 et 58 sièges contre 59.10

  • À gauche, les effectifs évoluent peu : le Parti socialiste pourrait conserver entre 63 et 65 sièges et les écologistes retomber entre 13 et 15 sièges contre 16 auparavant.10

  • Les listes des groupes parlementaires doivent être remises à la présidence du Sénat le 5 octobre, la formation d'un groupe permettant un temps de parole accru et des postes dans les commissions.11

Contexte

Les élections sénatoriales de 2026 ont lieu le dimanche 27 septembre. Ce jour-là, le Sénat renouvelle la moitié de ses 348 membres, soit 178 sièges 1,2. Ces sièges appartiennent à la « série 2 », pourvue pour la dernière fois le 27 septembre 2020, six ans plus tôt jour pour jour 2. Le scrutin concerne 58 départements de métropole, une circonscription des Français de l'étranger, ainsi que la Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française 1. Une autre source évoque 64 circonscriptions, soit 63 départements et collectivités plus la moitié des sièges des Français de l'étranger 2.

Les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens : le scrutin se déroule au suffrage universel indirect 2,3. Ils sont désignés par un collège de grands électeurs, composé principalement d'élus locaux : conseillers municipaux, maires, adjoints, conseillers départementaux et régionaux, ainsi que les députés et sénateurs 3,4. Les conseillers municipaux et les délégués désignés par eux représentent environ 95 % de ce collège 1,5,4. Le nombre de grands électeurs est avancé de façon divergente selon les sources : plus de 93 000 2,5 ou 162 000 3,4.

Deux modes de scrutin coexistent 1,2. Dans les circonscriptions qui élisent trois sénateurs ou plus, l'élection se fait à la représentation proportionnelle à un tour, pour 119 sièges 1,2. Ailleurs, elle se fait au scrutin majoritaire à deux tours, organisés le même dimanche, pour 59 sièges 1,2. Le corps électoral découle des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, les délégués ayant été désignés par les conseils municipaux le 5 juin 2. Le vote est obligatoire pour les grands électeurs, sous peine d'une amende de 100 euros 3,5.

▸Pour comprendreQu'est-ce qu'un grand électeur ?

Un grand électeur est un élu chargé de voter pour désigner les sénateurs, sans que les citoyens votent directement 2,3. Le collège comprend les députés, les sénateurs, les conseillers régionaux, les conseillers départementaux et les conseillers municipaux 3,4. Les conseillers municipaux forment l'essentiel de ce corps électoral 5,4.

Pour équilibrer le poids des villes et des communes rurales, des grands électeurs supplémentaires sont ajoutés dans les communes de plus de 30 000 habitants 3. Le vote est obligatoire pour ces élus, sous peine de 100 euros d'amende 5.

Faits récents

Les élections sénatoriales se sont tenues le 27 septembre 2026, avec 178 des 348 sièges du Sénat remis en jeu 6,7. Environ 87 000 grands électeurs ont participé au vote 7. Les résultats définitifs devaient être publiés le lundi suivant 7.

Le scrutin n'a pas bouleversé les rapports de force au Sénat, dominé par la droite 7. Le groupe Les Républicains disposait de 131 sièges avant l'élection, avec 77 sièges en jeu 6. Les groupes Socialiste, Écologiste et Républicain et Union centriste avaient chacun 64 et 59 sièges avant le scrutin, avec 30 sièges en jeu pour chacun 6.

Dans les Bouches-du-Rhône, la liste d'union de la gauche est arrivée en tête et a conservé ses trois sénateurs : Jérémy Bacchi, Marie-Arlette Carlotti et Guy Benarroche 8. Renaud Muselier a fait son entrée au Sénat, Valérie Boyer a conservé son mandat, et le Rassemblement national a obtenu deux sièges 8. Stéphane Ravier, sénateur depuis 2014, a été battu 8.

En Gironde, six sièges étaient à pourvoir à la proportionnelle 9. La gauche détenait trois sièges mais se présentait en cinq listes rivales, sans union 9. Le siège écologiste était considéré comme le plus menacé, la titulaire ne se représentant pas 9. Face à cette dispersion, la droite et le centre se sont unis pour la première fois 9.

▸Pour comprendreQu'est-ce qu'un grand électeur ?

Les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens, mais par un collège de grands électeurs 7. Pour le scrutin de 2026, environ 87 000 grands électeurs ont voté 7.

Le Sénat compte 348 sièges, renouvelés par moitié lors de chaque élection 6,7. Les sénateurs sont élus pour six ans 6.

Enjeux

Le nouveau Sénat reste dominé par la droite et le centre. Selon les projections, le groupe Les Républicains disposerait de 124 à 126 sièges, contre 131 avant l'élection, et l'Union centriste de 56 à 58 sièges, contre 59 auparavant 10. Cette majorité sénatoriale de droite et du centre demeure la première force politique du Palais du Luxembourg 10. Depuis le début de la Ve République, le centre et la droite ont toujours dominé la chambre haute, sauf de 2011 à 2014, où le Sénat avait basculé à gauche 11.

À gauche, les effectifs évoluent peu. Le Parti socialiste pourrait conserver un nombre de sièges inchangé, entre 63 et 65 10. Les écologistes, qui étaient 16, pourraient retomber entre 13 et 15 sièges 10. Les communistes, républicains, citoyens et écologistes (CRCE-K) ne sont pas détaillés dans les projections disponibles 10. Au centre, le RDPI (Rassemblement des démocrates progressistes et indépendants) disposerait de 15 à 17 sièges, contre 19 avant le scrutin, et le RDSE (Rassemblement démocratique et social européen) de 13 à 15 sièges, contre 17 10.

La conséquence institutionnelle la plus notable concerne le Rassemblement national. Le RN se félicite de pouvoir former, pour la première fois de son histoire, un groupe parlementaire d'au moins 14 sénateurs, en comptant sur le parti d'Éric Ciotti, l'Union des droites pour la République 11. En 2023, le RN n'avait obtenu que 3 sièges, sous le seuil de 10 membres requis pour créer un groupe 11. La formation d'un groupe, dont les listes doivent être remises à la présidence du Sénat le 5 octobre, permet de bénéficier d'un temps de parole accru, de prétendre à des postes de vice-présidents et à des sièges dans les sept commissions permanentes 11.

▸Pour comprendrePourquoi un groupe parlementaire est-il important ?

Au Sénat, il faut au moins 10 sénateurs pour former un groupe politique 11. Les groupes disposent de moyens et de droits spécifiques : temps de parole accru, possibilité de présenter des candidats aux postes de vice-présidents et d'obtenir des sièges dans les commissions permanentes 11.

Les sénateurs qui ne sont rattachés à aucun groupe siègent dans une réunion administrative, comme les 4 sénateurs concernés avant le renouvellement 12. La composition exacte des groupes n'est connue qu'après le rattachement officiel de tous les élus 13.

Positions

Au lendemain du scrutin, le Rassemblement national et son alliée, l’Union des droites pour la République, ont obtenu au moins 14 élus, ce qui leur permet de constituer un groupe au Sénat, une première pour l’extrême droite 14. Franceinfo évoque 15 élus pour le RN 15. Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée nationale, a salué une « victoire historique » qui « répare une anomalie démocratique » 15 et a décrit le RN comme un « refuge » pour des élus et électeurs LR désorientés 14.

À gauche, les réactions sont contrastées. La présidente du groupe communiste, Cécile Cukierman, s’est félicitée de conserver 18 sièges et a assuré que son groupe combattrait le RN « pied à pied sur le fond », rappelant que l’extrême droite est son ennemi 16. Le sénateur écologiste Yannick Jadot s’inquiète d’une droite sénatoriale « tirée par la candidature de Bruno Retailleau » qui dériverait vers l’extrême droite, et craint que le groupe RN n’accentue cette tendance 16. Patrick Kanner, président du groupe PS, évoque une « forme de stabilité » malgré la perte de deux ou trois sièges, et souhaite un « cordon sanitaire » contre l’influence du RN 16,15.

Du côté de la majorité sénatoriale, Les Républicains restent la première force politique et devraient conserver la majorité absolue avec leurs alliés centristes 14. Selon une projection de Public Sénat, le groupe LR est attendu entre 124 et 126 sénateurs, en baisse d’une demi-douzaine par rapport aux 131 sièges d’avant l’élection, et l’Union centriste entre 56 et 58 sièges, contre 59 auparavant 10. Le bloc du centre droit passerait de 73 à 74 sièges 14.

Les équilibres internes aux groupes centristes évoluent également. Le RDPI, composé de sénateurs Renaissance et ultramarins, disposerait de 15 à 17 sièges, potentiellement moins que ses 19 membres précédents, tandis que le RDSE est attendu entre 13 et 15 membres, contre 17 avant le renouvellement 10. À gauche, le Parti socialiste pourrait compter entre 63 et 65 sénateurs, un effectif inchangé au mieux, et les écologistes pourraient retomber entre 13 et 15 sièges, contre 16 auparavant 10.

▸Pour comprendreQu’est-ce qu’un groupe parlementaire au Sénat ?

Un groupe parlementaire est un ensemble de sénateurs qui se regroupent pour peser davantage dans les débats et les travaux du Palais du Luxembourg. Pour en constituer un, il faut atteindre un seuil minimal : au Sénat, ce seuil est de dix élus, comme le rappelle Franceinfo à propos du Rassemblement national 15.

Les groupes disposent de droits spécifiques, notamment en matière de temps de parole et de participation aux instances. Le Sénat compte plusieurs groupes, dont Les Républicains, l’Union centriste, le groupe socialiste, le groupe communiste et, après 2026, un groupe du Rassemblement national 14,16,10.

Suite

Les élections sénatoriales du 27 septembre 2026 renouvelleront 178 sièges sur les 348 du Sénat, soit la moitié de l'hémicycle, dans 63 circonscriptions correspondant à la série 2 17,18. Selon la Fondation Jean-Jaurès, ce scrutin ne devrait pas modifier en profondeur la structuration politique de la Chambre haute, mais il pourrait avoir des significations particulières à quelques mois de la campagne présidentielle de 2027 19.

Plusieurs observateurs soulignent que ces élections s'inscrivent dans un contexte marqué par la préparation de la présidentielle de 2027 20,21. La Fondation Jean-Jaurès estime qu'elles diront beaucoup de la place des sénateurs lors de la prochaine mandature présidentielle et qu'elles revêtent une importance non négligeable pour de nombreux partis et groupes politiques 19.

Les enjeux diffèrent selon les formations : la majorité LR est en jeu, la majorité présidentielle espère limiter ses pertes, le Rassemblement national vise à progresser malgré un mode de scrutin peu favorable, et la gauche cherche à préserver sa présence 20. Au sein du groupe PS, Patrick Kanner, à la tête du groupe, se retrouve contesté en interne après le rejet d'une proposition de non-cumul dans le temps 18.

À Provence-Alpes-Côte d'Azur, le président de région, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé sa candidature aux sénatoriales en voulant mener une liste d'union avec la droite, tandis que des discussions sont engagées avec la sénatrice LR sortante Valérie Boyer 18.

▸Pour comprendreQu'est-ce que la série 2 du renouvellement sénatorial ?

Le Sénat est renouvelé par moitié lors de chaque élection sénatoriale. En 2026, c'est la série 2 qui est concernée, avec 63 circonscriptions et 178 sièges sur les 348 que compte l'hémicycle 18.

Deux modes de scrutin coexistent : dans les départements comptant un ou deux sénateurs, l'élection se fait à la majorité absolue des suffrages exprimés et au moins 25 % des inscrits au premier tour, avec un second tour si nécessaire ; dans les départements comptant trois sénateurs ou plus, c'est le scrutin proportionnel plurinominal qui s'applique 17.